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LES ISFRA DE SI MOHAND OUMHAND

Ay ul yef izga uyemyim
Aqlj deg ttexmim
Ay daafey yilifen
Nem cedha neb’ anneqqim
U yeççur d idim
Annehk’ iwi y d ixelqen
Zzyara bbwen safed
W’ tbyan Rabb’a t iwehhed
Di Muhend-u-M’hend
Meskin iâawj rray is
Iyra leqwran ijewwed di zik is
Yeghed
Turo la-ireffed s wallen is.
L mehna w ur tesâi tt bib
Teggyi d ayrib
Atained alleh nestagfer
Yak Rebbi Yedmen tifrat
Di Lmut di Lhayat
Kulci yura deg ssaheg
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Cœur sur qui séjournent les brumes
Me voici tout anxieux
Maigri parmi les chagrins
J’ai soif de vous. Je veux avec vous rester
Mon cœur saigne
A Dieu je veux tout confier
Le pèlerinage de l’adieu
Qui veut méditer Dieu
Regarde le pauvre Mohand-ou-M’hand
Dont est dévoyée la raison
Il avait étudié le Koran l’avait psalmite
Il était jadis vigoureux
Et le voila qui ne peut plus que lever les paupières.
Mon mal sans remède
M’a livré à l’exil
Assiste-moi Dieu de Ta Miséricorde
Mais Dieu n’est-ce pas accorde la délivrance
Ici-bas ou dans l’Au-delà
Car tout a été fixé de tout temps

1. Nul ne peut sonder les coeurs,
De l'amour connaître le degré
Car chacun a son tourment.

L'un aime avec plénitude
Son sort est enviable
Il ne quitte pas sa bien aimée

Pour l'autre, il ya la souffrance
Il aspire à l'impossible
Dieu seul connaît son mal



2. Voici que mon coeur se gonfle
De larmes il déborde
Pour ce qu'il a enduré

Ma confession fait frémir la montagne
Et chaque fois ravive ma plaie
Car l'amour est ma passion

Victime d'un sort maudit
N'yant guère de chance
Pourrais-je goûter un jour ?

mon coeur pensif
s'étonne des réalités
et jure de ne plus s'égayer

me voilà forcé de partir
sans le sou 
sans revoir ma bien aimée

elle se priva de diner
elle éclata en sanglots
a s'étouffer
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